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L'univers de Lucie, connue sous le nom de Sinkepe, s'inscrit dans une continuité artistique fascinante, héritée directement de son père, Thierry Rozan. Ce dernier, créateur de génie, a façonné certains décors majestueux du parc d'attractions et zoo Le Pal, insufflant une âme aux environnements qui accueillent la vie sauvage. Baignée dès son plus jeune âge dans cette atmosphère où le rêve côtoie la nature, elle a développé une sensibilité esthétique rare et une compréhension innée de l'art. Sa collaboration avec JAYM n'est donc pas le fruit d'un hasard, mais la rencontre de deux visions créatives qui se nourrissent du décoratif et de l'organique. Lors des séances, qu'il s'agisse de l'intimité de son domicile ou de l'aspect brut des souterrains, on devine cette influence paternelle dans sa manière d'occuper l'espace et de dialoguer avec les structures qui l'entourent. Elle ne se contente pas de poser, elle habite le cadre, transformant chaque lieu, même le plus ingrat, en un tableau vivant où la noblesse de son port de tête répond à la verticalité des murs. Cette éducation artistique lui confère une aisance remarquable devant l'objectif, lui permettant de comprendre instantanément les intentions du photographe pour magnifier le décor. Elle porte en elle cet héritage de bâtisseur de mondes, faisant de chaque cliché une exploration où le réel se teinte d'une poésie sauvage et envoûtante. Sa capacité à s'adapter à des environnements aussi opposés qu'une chambre chaleureuse et des égouts froids témoigne d'une polyvalence héritée d'un monde où l'artifice du décor sert à célébrer la vérité du vivant. En travaillant avec elle, JAYM a pu puiser dans ce réservoir d'inspiration pour construire une série d'images qui racontent une histoire de famille, de passion et de dévouement à la création visuelle.
Pour elle, la noblesse ne se trouve pas dans les apparats, mais dans chaque souffle de vie, qu'il s'agisse d'un serpent, d'un chien ou d'une simple souris. Son quotidien, entouré de Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC), a forgé en elle une empathie profonde et un regard dépourvu de jugement sur le monde animal, une philosophie qu'elle transpose avec brio dans son métier de modèle. Cette proximité avec la faune lui donne une grâce animale, une façon de bouger et de regarder qui rappelle la vigilance et la fluidité des créatures qu'elle affectionne tant. Ses origines, qu'elle porte avec une immense fierté, transparaissent dans sa chevelure d'ébène, dense et sauvage, qui devient un élément central de son identité visuelle sous l'objectif du photographe. Elle accentue ce style avec une intelligence rare, mêlant influences ancestrales et modernité urbaine pour créer un look unique et immédiatement reconnaissable. Sa chevelure n'est pas qu'un attribut esthétique, c'est un étendard, une connexion directe avec ses racines qu'elle déploie avec une assurance magnétique. Dans les égouts de Beaumont, parmi les graffitis et le béton, cette identité sauvage crée un contraste saisissant, comme si une force de la nature venait réclamer son territoire au cœur de l'urbain. L'artiste a su capter cette dualité, montrant une femme qui est à la fois gardienne du vivant et icône de mode alternative, fière de son sang et de son histoire. Cette séance photo devient alors un plaidoyer pour la biodiversité et le respect de toutes les formes de vie, portés par une muse qui incarne la beauté brute et sans artifice. Lucie ne triche pas : son charme est ancré dans sa vérité, dans ses convictions et dans ce lien indéfectible qu'elle entretient avec le règne animal.
La relation qui lie Lucie à Jaym dépasse le cadre habituel du photographe et de sa modèle pour devenir une véritable symbiose artistique, particulièrement visible lors de leur incursion dans les égouts. Ce choix de décor, loin d'être anodin, reflète le désir commun de sortir des sentiers battus pour aller chercher la beauté là où personne ne pense à regarder. Dans cet environnement souterrain, l'obscurité et l'humidité ont servi de révélateurs au charme profond de Sinkepe, qui s'est amusée de ce terrain de jeu atypique avec une curiosité presque enfantine. La confiance qu'elle accorde au créatif jaym lui a permis de lâcher prise, de s'accroupir dans les tunnels et de jouer avec les reflets de l'eau pour offrir des clichés d'une intensité rare. On ressent dans chaque cliché une affinité sincère, un respect mutuel qui autorise l'audace technique et la spontanéité des poses. Lucie a compris au fil de cette session qu'elle possédait une aura capable d'illuminer les lieux les plus sombres, transformant les conduits de béton en galeries d'art éphémères. Le photographe, de son côté, a su utiliser les lignes de fuite et les textures des murs tagués pour encadrer la silhouette de sa muse, créant un équilibre parfait entre l'agressivité du lieu et la douceur de son visage. Cette collaboration est le témoignage d'une amitié créative où l'on ose tout, où l'on explore les limites de l'image pour en extraire l'essence même de la personnalité du sujet. La session à domicile, plus intime, complète ce portrait en montrant une femme amérindienne apaisée, entourée de ses bébêtes, offrant ainsi un diptyque complet sur une femme aux multiples facettes. Il a réussi à figer ce moment de grâce où elle prend conscience de sa propre force, faisant de cette série une étape charnière dans son parcours de modèle et d'artiste accomplie.







