Vous souhaitez un reportage en extérieur ou en studio   ?

Contactez-moi via l'onglet "Contact", en précisant dans votre demande, la date de l'événement, et les horaires.
Vous obtiendrez un devis précis et rapide.

Les clichés de l'artiste photographe présentées sur ce site sont protégées en droit d'auteur. Vous ne devez en aucun cas utiliser tout ou partie des photos sans autorisation écrite de l'auteur. Conformément à l'article L122-4 du code de la propriété intellectuelle.

Djihaane ne se contente pas d'occuper l'espace, elle le revendique avec une force tranquille qui défie les conventions établies. Son tempérament rebelle n'est pas une posture, mais le reflet d'une conscience politique aiguë et d'un engagement indéfectible envers la cause LGBTQ+. Chaque cliché pris par Jaym capture cette essence militante, où la jeune femme assume pleinement son attirance pour les femmes dans un monde encore trop souvent normatif. Son féminisme radical transparaît dans sa manière de fixer l'objectif, refusant toute soumission au regard patriarcal traditionnel. Cette aversion assumée pour la gent masculine forge une aura de protection et d'indépendance autour d'elle, faisant de son image un acte de résistance. Elle incarne cette nouvelle génération qui ne demande pas la permission d'exister, mais qui impose sa vérité avec une détermination sans faille. La séance photo devient alors un manifeste visuel.


Visuellement, Djihaane est une œuvre d'art naturelle que l'objectif du photographe Jaym vient sublimer avec une précision chirurgicale. Sa chevelure auburn, aux reflets de cuivre et de terre, encadre son visage avec une justesse chromatique absolument saisissante. Cette teinte chaleureuse contraste magnifiquement avec la froideur de certains arrière-plans urbains du Polydôme, créant une dynamique visuelle qui flatte son teint. Les lignes de son visage sont dessinées avec une perfection presque géométrique, offrant des angles et des courbes d'une harmonie rare. Chaque mèche semble avoir été placée par le destin pour souligner la finesse de ses traits et l'éclat de son expression. Lorsque le soleil vient frapper ses cheveux, ils s'enflamment, rappelant le feu intérieur qui anime cette adolescente au parcours singulier. La chevelure n'est pas qu'un attribut esthétique, elle est le prolongement de sa personnalité vibrante et de son refus de la grisaille. Dans ce jeu de textures et de couleurs, cette jeune femme devient une muse pour le plasticien, une source d'inspiration où la matière capillaire dialogue avec la peau. Le photographe joue avec ces nuances rousses pour structurer ses compositions, faisant de la couleur un élément narratif central de la série. C'est une symphonie de tons chauds qui célèbre la beauté brute et authentique de ce modèle hors du commun.


Au-delà de la rébellion, Djihaane dévoile une facette d'une douceur inattendue, particulièrement lorsqu'un sourire large et sincère vient illuminer son visage. Sa dentition parfaite ajoute une touche d'éclat supplémentaire à cette expression de joie, brisant parfois la carapace de la jeune fille sévère. Ce contraste entre son fort caractère et la beauté de son rire crée une tension fascinante dans l'image, révélant une personnalité multidimensionnelle. Elle possède cette intelligence vive qui se lit dans la pétillance de ses yeux, une compréhension du monde qui dépasse largement son âge. Sa sensualité est subtile, jamais vulgaire, ancrée dans une confiance en soi qui émane de son esprit autant que de son corps. Être sexy, pour elle, c'est avant tout être libre et en accord avec ses convictions les plus intimes. Sa douceur ne doit pas être confondue avec de la faiblesse, c'est au contraire la marque d'une grande maturité émotionnelle et d'une empathie réelle. Son sourire est une invitation à découvrir l'humain derrière le combat, une fenêtre ouverte sur une âme généreuse et lumineuse. Jaym saisit ces instants de grâce où la garde baisse, offrant au spectateur une vision équilibrée entre la guerrière et la jeune femme épanouie. C'est dans ce mélange de force et de vulnérabilité que réside la véritable magie de cette collaboration artistique.


Pourtant, cette perfection apparente s'accompagne d'un vice sombre qui vient nuancer le portrait : l'omniprésence de la cigarette. Ce geste, bien que nocif pour la santé, s'inscrit dans son esthétique de rebelle, ajoutant une couche de mélancolie et de danger à son personnage. La fumée qui s'élève crée des volutes éthérées qui floutent les contours, symbolisant peut-être les zones d'ombre de son aversion pour le monde masculin. C'est un paradoxe vivant : une jeune femme à l'intelligence brillante qui s'adonne à une habitude destructrice, rappelant sa fragilité humaine. Cette dépendance au tabac devient, sous l'œil du photographe, un accessoire de narration, un élément de mise en scène qui renforce son côté "écorchée vive". Chaque bouffée semble être un défi lancé à la société, une manière de consumer le temps avec une certaine désinvolture tragique. Malgré la nocivité évidente de ce vice, il participe à l'aura mystérieuse et complexe de Djihaane, ancrant le shooting dans une réalité brute. L'artiste photographe ne juge pas, il documente cette dualité entre la splendeur physique et l'autodestruction légère du quotidien. Elle reste ainsi une figure fascinante, une muse moderne dont la beauté et les failles s'entremêlent pour former un portrait d'une profondeur absolue. La séance se conclut sur cette image de contraste, entre l'éclat de ses yeux et la grisaille de la fumée, signant une œuvre mémorable.