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Lors de cette session photographique orchestrée par Jaym, véritable passionné d'exploration urbaine, l'atmosphère de l'ancienne caserne des CRS 48 à Aubière a servi de catalyseur à une esthétique brute et authentique. Sous l'œil expert du photographe, Laurianne Gallego, connue dans la région, sous le nom de la "Sirène Auvergnate", a délaissé ses écailles aquatiques pour une immersion terrestre au cœur du béton délabré. Accompagnée d'Alexandre, son compagnon de l'époque qui apportait une dynamique de couple naturelle et protectrice à l'image, elle a su incarner une grâce fragile dans un environnement hostile. Dans l'ombre mais essentielle, la maquilleuse Cynthia a travaillé avec minutie pour que chaque trait du visage de Laurianne capte la lumière blafarde des hangars, créant un contraste saisissant entre la sophistication de la mise en beauté et la rudesse des murs écaillés et graffés. Le groupe a déambulé entre les dortoirs déserts et les anciennes zones de manœuvre, capturant l'instant présent tout en rendant hommage à la discipline militaire qui régnait jadis en ces lieux désormais silencieux. Chaque cliché du photographe raconte l'histoire de cette collaboration humaine, où l'intimité du couple formé par Laurianne et Alexandre se mêle à la technicité artistique de Cynthia. Cette synergie créative a permis de transformer une simple séance photo en un témoignage visuel puissant, où la figure de la sirène s'adapte à la jungle urbaine avec une aisance déconcertante. Les regards échangés et les poses travaillées reflètent une époque de leur vie, figée pour l'éternité par l'objectif d'un explorateur du temps qui sait déceler la poésie là où d'autres ne voient que des ruines et de la poussière accumulée.
Le décor urbex de cette rencontre, constitue en lui-même un personnage central dont le destin a radicalement basculé au fil des décennies de transition urbaine. Ce site, qui a longtemps résonné du bruit des bottes et des ordres de la police nationale, est devenu après son abandon un sanctuaire pour l'urbex, attirant les photographes comme Jaym en quête de textures industrielles et de mélancolie architecturale. Entre le moment où Laurianne et son équipe ont foulé ce sol jonché de débris et aujourd'hui, la métamorphose a été totale, effaçant les stigmates du passé sécuritaire pour laisser place à un projet immobilier ambitieux. Les immenses hangars et les bâtiments administratifs austères ont subi une réhabilitation profonde, se transformant en un ensemble de logements modernes destinés à accueillir de nouvelles familles. Là où les graffeurs et les modèles posaient jadis dans des couloirs sombres, se trouvent désormais des appartements lumineux, des balcons fleuris et des espaces de vie conviviaux qui ont totalement gommé l'aspect carcéral de l'ancienne structure. Cette mutation du patrimoine témoigne de la pression foncière et de la volonté de revitaliser les friches urbaines, faisant passer le lieu d'un état de décrépitude romantique à une fonctionnalité résidentielle pragmatique. Les clichés de cette session demeurent ainsi des archives précieuses, les derniers vestiges visuels d'une époque de transition où le béton armé appartenait encore aux fantômes et aux artistes. Il est fascinant de se dire que derrière les murs des salons actuels se cachent les souvenirs d'une séance photo audacieuse, marquant la fin du règne de l'abandon avant le retour de la vie domestique quotidienne.


